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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 09:15
En avril 2009 le Conseil d'Etat statuait ainsi :
"le droit à l’éducation étant garanti à chacun quelles que soient les différences de situation, et, d’autre part, que l’obligation scolaire s’appliquant à tous, les difficultés particulières que rencontrent les enfants handicapés ne sauraient avoir pour effet ni de les priver de ce droit, ni de faire obstacle au respect de cette obligation ; qu’il incombe à l’Etat, au titre de sa mission d’organisation générale du service public de l’éducation, de prendre l’ensemble des mesures et de mettre en œuvre les moyens nécessaires pour que ce droit et cette obligation aient, pour les enfants handicapés, un caractère effectif ; que la carence de l’Etat est constitutive d’une faute de nature à engager sa responsabilité, sans que l’administration puisse utilement se prévaloir de l’insuffisance des structures d’accueil existantes ou du fait que des allocations compensatoires sont allouées aux parents d’enfants handicapés, celles-ci n’ayant pas un tel objet"
  
Bien que les choses soient clairement énoncées, dans la réalité, comme dirait l'autre, ce n'est pas la même limonade.
Comme de tomber sur des éditeurs mécréants, peu scrupuleux, peu professionnels, ne m'a pas arrêté d'écrire ou d'entretenir des relations courtoises et positives avec d'autres. Je ne fais pas d'amalgame.
 
Par ailleurs, je considère bien plus grave l'attitude des personnels éducatifs et administratifs qui refusent de mettre en place les méthodes préconisées que peut l'être celle de certains "éditeurs" (même s'il n'est jamais agréable de se faire pigeonner).
 
Dans le cas de l'éducation nationale et des institutions censées aider les enfants handicapés, censées leur permettre de suivre une scolarité normale et d'accéder aux soins dont ils ont besoin, refuser de faire ce qu'ils ont obligation de faire est pour le moins ignoble et intolérable.
Entendre un enseignant me dire "ah mais je peux pas, c'est trop compliqué, j'ai pas le temps" tout en me tournant le dos d'un air de dire "tu m'emmerdes, ton gamin je m'en tamponne" est non seulement scandaleux mais répréhensible.
 
Nous nous retrouvons face à des personnes qui,  malgré les explications données et des documents explicatifs fournis, continuent d'ignorer ce qu'est une dyspraxie visuoconstructive et viennent pourtant contredire des certificats médicaux, mettent en doute la parole de praticiens ou de parents, freinent des quatre fers, trouvent toute sorte d'excuses, etc.
 
Que les enseignants manquent de formation c'est une chose, que les enseignants, une fois mis au courant du handicap de l'enfant, une fois le Plan Personnel de Scolarité entre leurs mains (ce plan a pour but de leur dire comment travailler avec lui, ce qu'il faut mettre en oeuvre, etc), se permettent de ne pas en tenir compte, c'en est une autre !!
 
Que leur hiérarchie les soutienne est tout aussi inadmissible.
 
Comme pour Kirographaires, si je n'ai pas toujours eu raison sur la forme, j'ai toujours eu raison sur le fond.
 
Ce que j'avance n'est pas délirant ni conséquence d'une quelconque frustration ou aigreur, c'est juste l'énoncé des faits, la conclusion d'une réflexion posée et objective.
 
A la différence d'un député de ma circonscription tout de miel et de sucre qui prône la discussion mais ne rappelle jamais, je pense, par ailleurs, que se mettre en colère peut-être salutaire.
D'autre part, il ne faut pas prendre ma patience pour de la soumission ou de l'acceptation.
 
En revanche, je suis persuadée que, si après des mois de courriers polis et de questions précises, personne ne t'a répondu, alors il faut choisir une autre tactique, frapper à d'autres portes, utiliser d'autres recours.
 
Beaucoup de gens au niveau local, régional, national, savaient ; très peu ont agi. Cette histoire n'est donc pas terminée. 
 
En effet, la loi était et est toujours pour ce gamin et pour tous ceux qui, d'un bout à l'autre de la France, connaissent des situations similaires car, à entendre les porte-paroles des associations, le cas de notre fils n'est pas un cas isolé.
 
Il ne faut donc pas baisser les bras ni dire "oh finalement ce n'était pas si grave".
 
 
 

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Published by agnès lambert ; romancière, nouvelliste
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